paléolithique inférieur / paléolithique
moyen / paléolithique
supérieur
Nous vous proposons un stage pour apprendre
à tirer au propulseur, faire du feu etc.
Stage préhistoire
Introduction
Depuis le Big Bang (15 milliards
d'années) la matière se transforme pour se
complexifier. Les premiers atomes, puis les premières
traces de vie sur terre, il y a 3,8 milliards
d'années. Les cellules vivantes s'organisent,
s'associent, se reproduisent. La vie s'échappe des
océans il y a 360 millions d'années, les continents
se déplaçaient alors ensemble.
60 millions d'années après, certains reptiles
commencent leur longue évolution vers les dinosaures,
d'autres vers les mammifères, il y a 200
millions d'années. Ces derniers ont des dents
avec des racines, celles-ci sont différenciées
(canines,molaires...) ces premiers mammifères sont
insectivores. Les continents sont maintenant regroupés
en un supercontinent : la Pangée.
Les mammifères resterons encore longtemps dans l'ombre
des dinosaures. Il y a 65 millions d'années,
pratiquement tous les dinosaures disparaissent (volcanisme
intense + météorite = pas de chance pour eux),
seul les plus petits s'en sortiront (oiseaux d'aujourd'hui).
C'est une opportunité pour les mammifères
et le début d'une formidable explosion évolutive.
Les continents ont déjà bien dérivés...c'est
aussi la révolution chez les végétaux,
les plantes à fleurs...et à fruits, apparues
il y a 100 millions d'années, gagnent leur compétition
contre les gymnospermes et les remplacent dans les forêt
tropicales..
On retrouve souvent dans la
littérature le nom de Purgatoruis
comme étant le premier primate à - 67
millions d'années, il semblerait qu'il s'agisse en
fait d'un ancêtre des "lemurs volants".
Ce serait donc un peu plus tard que serait apparus les
primates à - 55 millions d'années.
Parmi eux se trouve les adapiformes précurseurs
des premiers singes. Les premiers singes modernes apparaissent
il y a 32 millions d'années. Aegyptoppithèque
en est le plus ancien représentant, avec ses 32 dents
et une parfaite vision stéréoscopique, il
peut facilement trouver les fruits dans les arbres.
10 millions d'années plus tard vers - 20 millions
d'années on retrouve deux grands groupes de singes
; ceux qui ont des queues les cercopithèque
et les autres, les hominoïdes (cette
super-famille regroupe aujourd'hui ; les Gibbon, Orang-outan,
Gorille, Chimpanzé, Bonobo, Homme). Certains de ces
hominoïdes anciens, tel Proconsul,
pesaient jusqu'à 50 kg. De nombreux spécimens
de cette espèce furent retrouvés, ils ne se
déplaçaient pas suspendus aux branches mais
en marchant, à 4 pattes, sur celles-ci. Ils descendaient
par terre tout en restant dépendant des arbres.
Les hominoïdes africains sont alors nombreux et variés,
dès que les continents leurs permettront (- 15 million
d'années) ils coloniseront l'Asie (
sivapithèque...), l'Europe Orientale (ouranopithèques...)
et l'Europe Occidentale (dryopithèques...).Ils disparaîtront
pratiquement de ces régions vers - 8 millions d'années,
suite à des changements climatiques, au profit des
cercopithèques.
En Afrique, les dernières traces fossiles d'hominoïdes,
kényapithèque, disparaissent vers -14
millions d'années, c'est peut-être
parmi eux qu'il faut imaginer l'origine africaine de la
famille des hominidés. ( Gorille,
Chimpanzé,
Bonobo, Australopithèque, Homme).
Les scientifiques pensent que
les homininés (sous-famille regroupant les australopithèques
et les hommes) et les paninés (sous-famille regroupant
les Gorille, Chimpanzé, Bonobo) ont un ancêtre
commun, et que cet ancêtre aurait vécu il y
a 8 à 10 millions d'années. Malheureusement,
c'est dans cette période que les fossiles sont les
plus rares. Un seul fut retrouvé, au Kenya, il s'agit
de samburupithèque daté à
- 9 millions d'années, mais sa
parenté avec les hominidés n'est pas évidentes.
Nous allons maintenant passer
de l'autre côte de cette période de divergence
pour retrouver des êtres originaux et nombreux, parsemés
sur un itinéraire évolutif dont un seul détour
conduit à l'homme moderne.
-
Le
"groupe" des ancêtres...
(- 7 millions d'années à - 4,5 millions d'années)

Cliquer pour visualiser notre
arbre
Il sont au nombre de trois, ces ancêtres,
et pas en très bon état. Comme il sont encore
proche de nos racines communes avec les paninés (gorille,
chimpanzé), les certitudes quand au bien fondé
de leur présence sur notre arbre "généalogique"
ne sont évidentes que pour leurs découvreurs...
Parmi ces premiers hominidés, nous trouvons :
Toumai ou sahelanthropus tchadensis, c'est le
doyen, environ 7 millions d'années, trouvé au
Tchad par Michel Brunet, quelques doutes planent sur sa bipède
car aucun membre n'a été retrouvé. Un
crâne presque complet et quelques dents avec deux morceaux
de mâchoires permettent de définir cet hominidé
d'un genre nouveau.
Orrorin Tugenensis, daté à -
6 millions d'années. Il semble appartenir à un hominidé ayant
des aptitudes à la marche tout en conservant d'une bonne capacité
de grimpeur avec une dentition se rapprochant de celle des
humains. Il serait plus grand que les australopithèques. Pour
l'équipe française qui l'a découvert,
c'est le meilleur prétendant à nos origines...
Ardipithecus ramidus, le plus "jeune" - 5,2
millions d'années et - 4,5 millions d'années.
Certain anthropologue le positionne sur la route conduisant
aux homininés, grâce à des canines un
peu plus petites que celles des chimpanzés (comme quoi
cela tient à pas grand chose...) et n'hésite
pas à faire de certains australopithèques (anamensis)
ses descendants voire même de l'inclure parmi eux. Pour
d'autres, il ferait partie d'une lignée plus proche
des paninés que des homininés sans pour autant
avoir forcément les panidés comme descendants...
Ou une espèce comme beaucoup d'autre qui s'est éteinte
sans héritier.
Le paléolithique
(âge de la pierre ancienne)
|
-
Le
paléolithique très ancien ( - 4,5 millions d'années
à - 2,7 millions d'années )
Au paléolithique très ancien, le
processus évolutif partant des précurseurs des primates et conduisant
à l'homme s'accélère considérablement. Une étape importante
dans l'épopée pré-humaine est franchit par l'acquisition de
la bipédie (sans doute l'expression d'un potentiel déjà
acquis dans les arbres). Nous avons un témoignage de cette prouesse,
au travers d'empreintes de pas fossilisées, laissées par les
australopithèques ("singe du sud de l'Afrique") la bipédie
de ces inovateurs était chaloupée contrairement
à celle de sapiens qui est plus
longitudinale.
En fait sous le terme d' "australopithèque"
se caches différents type d'individu dont les squelettes
furent partiellement retrouvés, sous formes de fossiles,
en Afrique de l'Est et du Sud pour la plupart (Kenya, Tanzanie,
Éthiopie, Afrique du Sud). Quelques exemplaires proviennent
cependant du Tchad. Ce sont souvent des zones géologiques
favorables à l'exhumation de fossiles, cela ne signifie
pas que d'autres régions ne renferment pas des restes
moins faciles à retrouver. Pour l'instant les plus anciens
étant datés à - 4,2 millions d'années.
Il y avait différents types d'australopithèques (4 principaux)
adaptés à des milieux divers. Il est probable que l'un des types
ai évolués vers homo habilis (ancêtre possible des hommes, mais
peu probable) d'autres vers homo erectus (puisqu'habilis n'est
plus dans la course). Certains se seraient spécialisés
dans la consommation de végétaux coriaces, probablement
en adaptation à une niche écologique disponible,
ce sont les paranthropes, anciennement appelés
australopithèques robustes, ils sont plus récents.
Les australopithèques vont disparaîtres il y a
1,2 million d'années. Certains d'entre eux ont donc cohabité
avec les homo erectus, nos ancêtres ainsi qu'avec les
homo habilis.
Il faut avoir à l'esprit que tous les membres d'une espèce
donnée ne vont pas forcément évoluer de
la même façon. Les facteurs d'évolution
étant en partie liés à l'environnement,
chacun va suivre sa propre évolution pour peu que l'environnement
isole ces groupes. Mais cela n'empêche pas ces groupes
de rentrer de nouveau en contact. Si la différence génétique
est devenue trop importante, ils ne pourront plus se reproduire,
ce sont alors deux espèces différentes. Il n'est
pas impossible que dans une même espèce, un groupe
change peu et qu'un autre change beaucoup, il y a donc cohabitation
entre une souche qui garde des caractères anciens et
une souche plus "moderne"...
Si certains australopithèques évoluent
vers le genre homo, d'autres ont évolué vers les
paranthropus. C'est également ce qui s'est passé
entre les paninés et les homininés, c'est un hominidé
qui à évolué dans ces deux directions,
il y a 8 à 10 millions d'années.
Avant d'ouvrir le chapitre concernant les homininés du
genre Homo, il faut conclure par Kenyanthropus. Ce fossile
serait probablement rangé parmi les australopithèques
s'il avait été découvert quelques années
plus tôt. Mais Meaves Leakey ainsi que d'autres paléoanthropologues
considèrent que le terme d'australopithèque est
un fourre-tout dans lequel on met tous les fossiles anciens.
D'où sa décision de rompre avec cette taxonomie
en créant ce nouveau genre : le Kényanthropus
Platyops. Daté à - 3,5 millions d"années,
il doit son nom de "platyops" à une face plate
qui en fait un possible ancêtre d'homo rudolfensis (une
"sorte" d'homo habilis).
- le
paléolithique inférieur (- 2,7 millions d'années à - 300 000 ans
)
Le 1er être du genre humain est l'homo habilis,
en fait 2 individus sont regroupés sous ce terme générique
bien connu (l'homo habilis et l'homo rudolfensis). Il a
un cerveau d'un volume 3 fois supérieur à celui de l'australopithèque.
Les plus anciens restes d'homo habilis, 1er homme, nous proviennent
d'Afrique de l'Est, probable berceau de l'humanité. Ces fossiles,
les plus anciens remontent à 2,5 millions d'années. C'est à
habilis que furent attribués les 1ers outils, d'où
son nom (homme habile). Depuis les choses ont changé, il
ne serait pas le seul à avoir utilisé des outils,
paranthrope et australopithèque semblent en avoir fabriqué
également, certains repositionneraient bien habilis avec
les australopithèques...car il était encore très
dépendant des arbres.
Le terme générique d'homo erectus
(homme redressé), utilisé couramment, regroupe également
plusieurs types d'hommes dont les plus connus sont : homo ergaster,
homo heidelbergensis et homo erectus.
C'est au cours de cette période qu' "erectus"
a quitté l'Afrique. Des ossements datés à 2 millions d'années
sont retrouvés en Géorgie. Les autres sites, non africains, datés
de plus de 1,5 millions d'années sont controversés. Par contre
les sites attestés à moins de 1,5 millions d'années se multiplient
en Chine, Asie du Sud Est, Asie Centrale et Sud de l'Europe. La
progression de l'homo erectus vers le Nord de l'Europe s'accélère
à partir de 800 000 ans. L'évolution de l'homo erectus sera différente
et originale selon les régions.
C'est pendant le paléolithique inférieur que l'homme
apprendra à domestiquer le
feu.
Le paléolithique moyen
( - 300 000 ans à - 35 000 ans)
En Europe, erectus devient heidelbergensis,
son évolution va suivre une voie particulière, probablement liée
aux conditions de vie et à son isolement géographique. Le résultat
de cette évolution conduira l'homo heidelbergensis vers l'homme
de Néandertal (- 200 000 ans) en passant probablement
par un stade intermédiaire ; le pré-néandertalien .
En Afrique, l'homo ergaster évolue sans doute vers l' homo sapiens
ancien.
L'homo sapiens sapiens se répandra
dans différentes régions du monde hormis l'Europe.
Le paléolithique supérieur
( - 35 000 ans à - 10 000 ans)
L'homo sapiens sapiens ou
homme moderne (c'est-à-dire nous) s'installe en Europe. L'homme
de Neandertal disparaît.
En Asie du Sud-Est sur l'île
de Florès on a récemment retrouvé un homme
nouveau de petite taille, homo floresiensis daté
à - 20 000 ans. Descend-t-il des erectus asiatiques...
?
pour
en savoir encore plus, sur un site ami...
 
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